Journal d’un curé météorologue

C’est en recherchant l’acte de baptême de Jean Baptiste Durand – en mars 1776 – dans les registres paroissiaux de Gannay-sur-Loire (paroisse située aux confins des actuels départements de l’Allier, de la Nièvre et de la Saône-et-Loire), que nous sommes tombés sur une note manuscrite originale. Six lignes étaient portées dans la marge de l’acte de baptême. Elles n’étaient pas un renvoi marginal comme on en rencontre parfois pour pallier un oubli ou une rature, mais relataient un événement de la vie quotidienne du curé : l’inondation de son jardin suite à la rupture du “déchargeoir” du moulin…

Un journal dans la marge des registres paroissiaux…

Suite à cette découverte originale, notre curiosité nous a amené à effectuer une relecture attentive des registres paroissiaux. Bien mal nous en a pris ! La note du 9 mars 1776 était loin d’être unique, elle faisait partie de toute une série de mentions reportées en marge des actes. Mises bout à bout, elles forment un « journal paroissial » original, tenu par le curé de la paroisse de Gannay, Messire Jean-Baptiste Cornu.

Il est relativement rare qu’un curé (ou son vicaire), chargé de tenir les registres paroissiaux où sont portés les actes de baptêmes, mariages et sépultures, se laisse aller à relater les faits marquants de la vie de sa paroisse. Les registres ne devaient servir en aucun cas de journal, et les autorités épiscopales, à l’occasion des visites paroissiales, ne manquaient pas de le rappeler aux desservants des cures.

Phénomènes météorologiques et caprices de la Loire

Outre les anecdotes concernant la vie de l’église et de son prêtre, ils mettent en lumière l’impact des phénomènes météorologiques « violents » (pluie, grêle, neige, froid, sécheresse…) sur la vie de nos ancêtres, puisqu’en lien direct avec ce qui permet d’assurer leur subsistance : l’agriculture. Ils montrent également le rapport intime que les paroissiens de Gannay entretenaient avec la Loire voisine et ses épisodes capricieux : crues, inondations, glace et débâcle…

Le journal du curé de Gannay

Les faits relatés s’échelonnent entre 1758 et 1781.

Les mentions ont été transcrites en conservant l’orthographe de l’époque. Néanmoins, pour une meilleure compréhension, nous avons développé les abréviations et avons ajouté accentuation et ponctuation quand cela nous a paru nécessaire. Du fait de leur positionnement en marge des registres, plusieurs mots de ces textes ont été pris dans la reliure du document et sont donc impossibles à lire : ceci explique les « … » présents dans certaines transcriptions.

1764.
L’église a été nivelée d’un demi pied d’hauteur et carrelée en 1758. Le confessional et la balustrade des fonds en 1763.
Le lambry de l’église a été posé cette année et le cimetiere vraccomodé – 1764.
La chasuble a fond blanc et fleurs a été acheté par le S[ieur]curé en 1758.
[Sur la première page de l’année 1764 – 2 Mi EC 109 1, vue 547/692]

1765, janvier-avril.
Il n’a passé dans le mois de janvier 1765 ny neige ny gelée. Il a semblé être au mois d’avril.
[En marge du recto du premier folio de l’année 1765 – 2 Mi EC 109 1, vue 557/692]

1766, janvier-février.
Le froid a commencé le 21 décembre 1765. Il a été si rude que la Loire s’est glacée le 1er janvier et que le trois on a (?) commencé à la traverser à pont de glace ; plusieurs …is gelent, la … esport des animaux … perissent … les chenes se sont fendus par la moitié … 25 jours … il a commencé … se faire sentir … a été de courte durée. Le 2 février jour de la purification a semblé annoncer le desgelle, mais le lendemain, il est tombé de la neige en abondance. Le … février il a fait si froid et une gelée aussi dure que les premiers des (?) mariniers qui fendent (?) les glaces ne (?) scavent plus …en dire, ils ont … planter une croix au grand sentier elle a été bénite (?) le onze.
[En marge du recto du premier folio de l’année 1766 – 2 Mi EC 109 1, vue 563/692]

1766, mars.
Se jourd[huy]jour des Cendres, le desgelle a commencé très doucement sans pluye. La débacle est arrivée le quinze au soir : de sorte qu’elle n’a fait tort à aucun des marchands qui ne l’attandoient qu’en tremblant.
[En marge du verso du premier folio de l’année 1766 – 2 Mi EC 109 1, vue 564/692]

1766.
L’hiver avoit été si rude qu’on n’osoit espérer sur les moissons. Cependant des pluyes de printemps ont fait revivre les espérances : la moisson a paru plus  abondante qu’on ne croyoit. L’été. Beaucoup d’orages un seul coup de tonnere la grèle s’en suivoit qui a endomagé beaucoup de paroisse : le tems de la récolte venû, les pluyes n’ont cessés de tomber, la Loire est sortie de son lict. On ne sait plus qu’en dire. Les bleds germent presque sur pied ne pouvant trouver … moment de … tems pour les recueillir. Le bled est à 24 s[ols]ce qui fait gémir le petit peuple. Il n’y a pas d’apparance qu’il diminue voyant la rigueur de la saison, on  a ordonné des prières publiques, le tems s’est mis au beau.
[En marge du recto du deuxième folio de l’année 1766 – 2 Mi EC 109 1, vue 564/692]

1766, mars.
Il fait une chaleur excessive, ceux qui ne se sont point pressés les amasseront très secs et bien conditionés tant il est vray qu’il faut avoir toujours recour à la providence.
[En marge d’actes des 15, 16 et 18 mars 1766 – 2 Mi EC 109 1, vue 565/692]

1767, janvier.
Il a fait le 8 (janvier ?) une gelée et un froid des plus violent. … continue et semble de plus en plus augmenter. On n’est pas à l’abry de la gelée.
[En marge du recto du premier folio de l’année 1766 – 2 Mi EC 109 1, vue 571/692]

1768, janvier.
L’hiver a commencé le 22 Xbre [décembre]. Il a été aussy rigoureux qu’en 1766. La gelée a été des plus violente, la Loire s’est prise. On l’a passée à pont de glace la veille des Roys et la débacle est venue le dimanche après qui a fait un ravage des plus grand.
[En marge du recto du premier folio de l’année 1768 – 2 Mi EC 109 1, vue 579/692]

1768, juin.
La croix devant le presbitère a été plantée le 20 juin 1768.
[En marge d’actes de juin 1768 – 2 Mi EC 109 1, vue 582/692]

1769.
La récolte a été très petite cette année.
[En marge du recto du premier folio de l’année 1769 – 2 Mi EC 109 1, vue 587/692]

1769, janvier.
Chasuble violette achetée 48# [Livres][En marge d’un acte du 10 janvier 1769 – 2 Mi EC 109 1, vue 588/692]

1769, août.
Les arbres du domaine Durgon ont étés plantés en cette année par ordre de Mr. Perrier, & très petite récolte.
[Sous un acte du 8 août 1769 – 2 Mi EC 109 1, vue 590/692]

1769, août.
Le bled à 32 sols.
[En marge d’un acte du 15 août 1769 – 2 Mi EC 109 1, vue 591/692]

1769, novembre-décembre.
Le vingt trois les lustres ont été posées à l’église.
Le 27 la Loire a débordé considérablement.
[En marge d’un acte du 3 décembre 1769 – 2 Mi EC 109 1, vue 593/692]

1770.
Que dieu nous passe cette année en prospérité et santé.
[En-tête du registre pour l’année 1770 – 2 Mi EC 109 1, vue 594/692]

1770, avril.
La croix est arrivé de Paris, elle a couté 30# [livres].
[En marge d’un acte du 12 avril 1770 – 2 Mi EC 109 1, vue 595/692]

1770, avril.
Il a fait un tems détestable tout le mois icy. La Loire a débordé le 20.
[Sous l’acte du 12 avril 1770 – 2 Mi EC 109 1, vue 595/692]

1770.
Cette année est une des plus malheureuse, on est partout à la famine. Le bled vaut 3# [livres]dans ma paroisse ce qu’on a pas vu depuis 1709. Un temps fort pluvieux pour ramasser la petite moisson que dieu nous a donnée.
[En marge d’un acte du 18 juillet 1770 – 2 Mi EC 109 1, vue 596/692]

1770, novembre.
La lampe de l’église a été achetée le 23 9bre [novembre]pour la somme de 30# [livres].
[En marge d’un acte du 22 novembre 1770 – 2 Mi EC 109 1, vue 598/692]

1770.
Fin du dit registre ; le jubilé de Clément 14 a commencé le 16 décembre et finy le 30.
La misère est au suprème degré ; le bled vaut 3# [livres]la mesure ; malgré cela j’ay obtenu du zèle et de la charité de plusieurs de mes paroissiens six cent livres de pain, et vingt quatre livres d’argent pour distribuer aux pauvres pendant le dit jubilé. L’aumone a été faitte le jour de Noël.
[En fin de registre pour l‘année 1770.

1771.
Combien la voyent commencer qui ne la verrons pas achever.
[En-tête du registre pour l’année 1771 – 2 Mi EC 109 1, vue 600/692]

1771, mars.
Il remonte beaucoup de bled du pays bas. Il vaut encore icy 55d [deniers]ce qui entretient toujour la misère et les pauvres.
[En marge d’un acte du 15 mars 1771 – 2 Mi EC 109 1, vue 601/692]

1771, novembre-décembre.
Les mois de 9bre [novembre]et Xbre [décembre]ont étés aussy doux qu’au printems, il y a eu beaucoup de pluye, la rivière a été deux fois en plein sentier.
[En marge d’un acte du 4 décembre 1771 – 2 Mi EC 109 1, vue 605/692]

1772.
Que dieu nous donne cette année prospérité et parfaitte santé.
[En-tête du registre pour l’année 1772 – 2 Mi EC 109 1, vue 606/692]

1772, avril.
Le samedy 18 avril Adrien Regnier et Claudine Bonamy son épouse ont faits présents a l’église d’un dais, d’une chasuble pareille et complétte, d’une écharpe pour le St sacrement, bourse, voille palle, & le tout a été bény le jour de Paque. Cornu 1772.
[En marge d’un acte du 8 avril 1772 – 2 Mi EC 109 1, vue 608/692]

1772, juin.
Le 24 juin, feste du patron, le Sr. [sieur]Pierre Perrier pri. [prieur]de Fontaine s’est présenté en qualité de curé primitif pour célébrer la messe paroissialle après m’avoir fait assigner ; et a été refusé.
[En marge d’un acte du 21 juin 1772 – 2 Mi EC 109 1, vue 609/692]

1773.
Servés dieu fidellement & vous serés heureux éternellement.
[En-tête du registre pour l’année 1773 – 2 Mi EC 109 1, vue 614/692]

1773, juillet.
Le Sr. [sieur]Perrier prieur de Fontaine m’a fait donner une assignation pour célébrer la messe comme curé primitif. Laqu’elle je n’ait … répondu. Il a célébré de mon consentement et de ma prière après avoir averty ma paroisse assamblée que ce n’étoit point par aucun droit qu’il put avoir dans mon église mais seulement par amitié.
[En marge d’un acte du 16 juillet 1773 – 2 Mi EC 109 1, vue 617/692]

1774, janvier.
Le moulin du bourg a été entrepris & commencé par un nommé Collin munier en 1773.
Le 27 janvier 1774 une partie de la chausée a été renversée par un dégat d’eaus qui a aussy culbuté mes empallements [pris ici dans le sens de vannes].
[En marge de l’en-tête du registre de l’année 1774 – 2 Mi EC 109 1, vue 620/692]

1774.
Que dieu dans cette année nous guide par sa bonté.
[En-tête du registre pour l’année 1774 – 2 Mi EC 109 1, vue 620/692]

1774, mars.
La brèche du moulins rétablie, j’en ait fait la bénédiction le 15 mars 1774.
[En marge d’un acte du 15 mars 1774 – 2 Mi EC 109 1, vue 623/692]

1774, mai.
Le 1er jour de may pendant mon séjour à Paris, il est tombé dans ma paroisse une grelle que de mémoire d’homme on n’avoit vu la pareille, elle a détruit presque toutte la récolte.
[En marge d’un acte du 29 avril 1774 – 2 Mi EC 109 1, vue 623/692]

1774, juillet.
Le trois julliet veille de moisson les paroisses de Lamnay [Lamenay-sur-Loire], Paray [Paray-le-Frésil]et circonvoisines ont étés abimés par une grele extraordinaire.
[En marge d’un acte du 5 juillet 1774 – 2 Mi EC 109 1, vue 624/692]

1774, octobre.
J’ay acheté le 8 8bre [octobre]le petit crucifix pour les processions dix livres.
[En marge d’un acte du 25 septembre 1774 – 2 Mi EC 109 1, vue 624/692]

1774, novembre.
Le 24 il est tombé de la neige considérablement, il fait un froid des plus violent.
[En marge d’un acte du 20 novembre 1774 – 2 Mi EC 109 1, vue 625/692]

1775.
1775 : les peupliers ont étés planter cette année.
[En marge de l’en-tête du registre de l’année 1775 – 2 Mi EC 109 1, vue 630/692]

1775.
Quid moraris, hora fugit
[En-tête du registre pour l’année 1775 – 2 Mi EC 109 1, vue 630/692]

1775, mai-juin-juillet.
Depuis paque il n’est tombé de la pluye que le 3 juin. Sécheresse extraordinaire.
[En marge d’un acte du 15 juillet 1775 – 2 Mi EC 109 1, vue 631/692]

1775, novembre.
L’hiver a commencé le 19.
[En marge d’un acte du 21 novembre 1775 – 2 Mi EC 109 1, vue 633/692]

1776.
Que le Seigneur par sa bonté, nous donne une bonne année.
[En-tête du registre pour l’année 1776 – 2 Mi EC 109 1, vue 637/692]

1776, janvier.
Le dix sept la neige est tombée et le froid s’est pris vigoureusement.
[En marge d’un acte du 20 janvier 1776 – 2 Mi EC 109 1, vue 637/692]

1776, janvier.
Le froid continue violament aussy bien que la neige.
[En marge d’un acte du 21 janvier 1776 – 2 Mi EC 109 1, vue 638/692]

1776, février.
La debacle est venue sans faire de mal a Gana [ancienne appellation pour Gannay], mais bien ailleurs.
[En marge d’un acte du 13 février 1776 – 2 Mi EC 109 1, vue 638/692]

1776, février.
Les empallements de mon jardin ont étés enlevés par une crüe considérable. Il a été inondé comme jamais ne l’avoit vüe et tout mon poisson perdu.
[En marge d’un acte du 13 février 1776 – 2 Mi EC 109 1, vue 638/692]

1776, février.
La Loire commence à se retirer, de mémoire d’homme on ne l’avoit vüe si longtems débordée.
[En marge d’un acte du 19 février 1776 – 2 Mi EC 109 1, vue 638/692]

1776, mars.
Le neuf, le déchargoir du moulins et une partie de lad. [ladite]chausée est décampée et a inondé une 2e fois mon jardin.
[En marge d’un acte du 3 mars 1776 – 2 Mi EC 109 1, vue 639/692]

1776, juin.
Les tourillons de la grosse cloche et le baudrier ont étés posés cette année le 16 juin.
[En marge d’un acte du 25 juin 1776 – 2 Mi EC 109 1, vue 640/692]

1776, novembre.
Le jour de St André jay bénit la maison de Mr. Perrier aux Janroux clurgon. 1776.
[En marge d’un acte du 19 novembre 1776 – 2 Mi EC 109 1, vue 643/692]

1776.
Jay publié l’edit d’Henry second.
[En fin de registre de l’année 1776 – 2 Mi EC 109 1, vue 643/692]

1776.
L’eau coule rapidement, nos jours aussy promptement.
[En-tête du registre des sépultures pour l’année 1776 – 2 Mi EC 109 1, vue 644/692]

1776, février.
La débacle est arrivée le 4 qui a bien fait du mal a plusieurs batteau. Le tems est beaucoup adoucit.
[En marge d’un acte du 3 février 1776 – 2 Mi EC 109 1, vue 645/692]

1777.
L’homme ne pense pas qui cherche les biens dicy bas.
[En-tête du registre des baptêmes et mariages pour l’année 1776 – 2 Mi EC 109 1, vue 648/692]

1777, janvier.
Le froid a commencé bien violament le 1er jour de l’an avec la neige qui a augmenté considérablement le jour et le landemain des rois.
[En marge d’un acte du 2 janvier 1777 – 2 Mi EC 109 1, vue 648/692]

1777, juin.
Le surplis et le bonet quarré ont été achetés cette année.
[En marge d’un acte du 15 juin 1777 – 2 Mi EC 109 1, vue 650/692]

1777, août.
Le tronc a été volé, touts les soupsons cest celuy qui est à cotté.
[En marge d’un acte du 9 août 1777 – 2 Mi EC 109 1, vue 651/692]

1777.
Je soussigné certifie avoir publié plusieurs fois au désir de l’ordonnance l’édit d’Henry second touchant les femmes et filles qui celleroient leurs grosesses.
[Au verso du dernier folio de l’année 1777 – 2 Mi EC 109 1, vue 651/692]

1777.
L’homme vit en assurance (?) et meurt sa …
[En-tête du registre des sépultures pour l’année 1777 – 2 Mi EC 109 1, vue 654/692]

1778.
L’homme fait pour la réflexion vit et meurt sans raison.
[En-tête du registre des baptêmes et mariages pour l’année 1778 – 2 Mi EC 109 1, vue 657/692]

1778, mai.
Le 19 [mai]l’assemblée synodale s’est tenue dans cette église. Elle étoit composée de 24 pretres…
[En marge d’un acte du 16 mai 1778 – 2 Mi EC 109 1, vue 659/692]

1778, août-septembre.
… cloture du cimetiere ont étés commencés le 31 aoust, la première pierre posée par le S[ieu]r Curé. Tout a été finy au mois de septembre malgré les oppositions de plusieurs malententionés : telles que les S[ieurs]Verrat,  Poraire, Coujard, Thomas sindic, F[rançoi]s Berger, Pierre Boujoud, Laz[ar]e Durand, M[aitr]e Gilbert, …. Riffard, G[eorg]e Nicard.
[Ecrit verticalement dans la marge d’actes du mois de septembre 1778 – 2 Mi EC 109 1, vue 660/692]

1778, novembre.
Ce 1er [novembre]le prieur de Fontaine a dit la messe chez moy le jour de Toussaint pour m’alléger parce que j’étois malade, aresté.
[En marge d’un acte du 20 octobre 1778 – 2 Mi EC 109 1, vue 661/692]

1779.
Que dieu nous conserve cette année sans accidents, périls ny dangers.
[En-tête du registre des baptêmes et mariages pour l’année 1779 – 2 Mi EC 109 1, vue 667/692]

1779, janvier.
Le froid a commencé le 1er jour de l’an la Loire s’est glacée pour les rois et elle na déglacée que le sept de fevrier.
[En marge d’un acte du 1er janvier 1779 – 2 Mi EC 109 1, vue 667/692]

1779, janvier-février.
De tout l’hyver on n’a vüe ny neige ny pluye mais une gelée des plus forte qui a duré 40 jours et a fait perdre tout ce qu’il y avoit dans les jardins.
[En marge d’un acte du 9 février 1779 – 2 Mi EC 109 1, vue 668/692]

1779, février.
La croix du cimetière a été bénite le jour des Rameaux.
[En marge d’un acte du 9 février 1779 – 2 Mi EC 109 1, vue 668/692]

1779, octobre.
J’ay fait batir ma grange cette année.
[En marge d’un acte du 10 octobre 1779 – 2 Mi EC 109 1, vue 670/692]

1780.
J’ay publié au désir de l’ordonnance l’édit d’Henry second touchant les filles et femmes qui celeroient leur grosesse et dont le fruit periroit. Cornu, curé.
[En fin du registre des baptêmes et mariages pour l’année 1780 – 2 Mi EC 109 1, vue 686/692]

1781.
Servons dieu bien sainctement pour avoir bonne santé et bon an.
[En-tête du registre des baptêmes et mariages pour l’année 1781 – 2 Mi EC 109 2, vue 2/922]

Il s’agit de la dernière mention (hors actes officiels) du « journal » du curé Jean-Baptiste Cornu. Quelques mois plus tard, nous ne remarquons qu’il ne s’appose plus sa signature au bas des actes, un nouveau curé signe à sa place… En feuilletant les actes de sépultures, nous retrouvons son décès, intervenu le 23 septembre 1781.

© 2015-2018 HISTOIRE DE FAMILLES D'AUVERGNE ET D'AILLEURS...
| ÉTUDE GÉNÉALOGIQUE | N° SIRET : 80955062700016

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